NOS PENSÉES GUIDENT NOS ÉMOTIONS

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Auto-destruction : cinq habitudes négatives à bannir


L’esprit est une force puissante. Il peut nous asservir ou nous rendre plus forts. Il peut nous plonger dans les profondeurs de la misère ou nous mener au sommet de l’extase. Apprenez à utiliser son pouvoir à bon escient.

― David Cuschieri (traduit de l’anglais)

Avez-vous l’impression d’être trop sensible, trop émotif, de laisser vos pensées négatives prendre le dessus sur votre bonne humeur ? Avez-vous l’impression de subir vos émotions, d’accepter qu’elles puissent contrôler votre joie de vivre et votre sérénité ? Les pensées sont en chacun de nous, elles sont omniprésentes et nous aimerions parfois les faire taire l’espace d’un instant, pour souffler. 

Mais nous le savons, elles sont capricieuses et savent se faire entendre. Et si nous pouvions basculer la balance de notre côté et contrôler nos pensées, seriez-vous prêt à essayer ?

Mind Power,
James Borg

C’est en lisant le livre Mind Power de James Borg que ma réflexion sur l’impact des pensées sur notre humeur a débuté. Après quelques recherches, j’ai pu constater qu’elles sont la clé de notre bonheur comme de notre malheur. Mind Power peut être qualifié comme un livre d’optimisme. Ça l’est dans une certaine mesure, puisque l’optimisme c’est la disposition d’esprit qui consiste à voir le bon côté des choses, à penser que tout est pour le mieux et à ne pas se préoccuper des petits embarras quotidiens. Selon moi, c’est même une manière de penser, puisque personne n’est optimiste de nature, c’est une attitude que nous acquerrons avec le temps.

Nous avons tous déjà connu ces journées où nous n’avons envie de rien, où l’idée de sortir de chez soi nous rebute, où nous nous sentons totalement démoralisés et où un rien nous fatigue. C’est commun et, sans le vouloir, nous nous enfermons dans un cercle vicieux de déprime chronique qui nous rend improductif. 

Rester dans cette zone de confort inconfortable, ce n’est pas ce que nous voulons.

Alors commençons par comprendre pourquoi nous y restons. 

1. Qui est responsable de votre mal-être?

Chacun d’entre nous a ses propres raisons, conscientes ou inconscientes, de trouver une certaine satisfaction personnelle à persister dans ce cercle vicieux. Qu’est ce qui nous met en colère? Qu’est ce qui nous rend triste? Qui est responsable de notre mauvaise humeur?

Nous avons tous déjà entendu une personne de notre entourage se plaindre de sa mauvaise humeur en désignant un fautif : « c’est la faute des autres! », « elle n’avait qu’à pas me parler comme ça! », « il n’avait qu’à pas me provoquer! », etc.

Effectivement, il peut y avoir des facteurs externes qui peuvent nous pousser à agir de telle ou telle façon, influencer nos décisions, nous pousser à agir différemment de la manière voulue initialement. 

Prenons un exemple : ce matin est votre premier jour de congé depuis près de six mois, exténué vous voulez profiter de cette journée pour vous reposer, mais votre charmant voisin a décidé de passer la tondeuse dès 7h du matin, à la fraîche. Deux options s’offrent à vous : vous énervez et ressasser toute la journée sur votre réveil forcé ou ne pas réagir en acceptant que votre voisin soit matinal et qu’il n’a peut être pas conscience du dérangement.

Vous vous doutez de la bonne réaction à avoir mais instinctivement auriez-vous pris la même décision?

Nous sommes l’acteur de nos décisions, nous choisissons de réagir ou d’ignorer.

Tout individu a le choix de réagir d’une manière différente dans une même situation, certains s’énervent, d’autres ignorent, pleurent ou sourient ; tout dépend de vous et de l’importance que vous portez à la situation.

2. Tout rapporter à soi : penser que c’est de votre faute

« Et si c’était moi le problème? Je dois le mériter! J’ai encore tout gâché! C’est de ma faute… »

Prendre tout personnellement comme si nous étions le problème est l’une des manière de se faire du tort à soi-même. 

Pour donner quelques exemples mettons-nous dans la peau d’une jeune femme : elle marche tranquillement en direction de son travail, un homme assis sur un banc l’observe d’un air dédaigneux. Cette fille pourrait continuer son chemin sans se soucier un instant du regard qu’il lui porte ou tout rapporter à soi en justifiant l’attitude de offenseur : « c’est parce que je suis une fille, ronde, noire, que ma jupe est trop courte, etc. »

Autre exemple : vous appelez une amie, d’ordinaire bavarde et souriante, elle répond d’un air détaché et pressé. En pleine incompréhension vous la questionnez à plusieurs reprises et elle refuse de vous donner la raison de son changement brutal. Énervée, elle raccroche, vous énervant par la même occasion. Est-ce votre faute ? Avez-vous mal agi ? Vous lui avez reprochez des choses parce que vous ne compreniez pas son comportement envers vous. Et si vous étiez juste tombé au mauvais moment, y avez-vous pensé?

Il se passe un million de choses dans une journée, chaque seconde peut influencer notre humeur de manière positive comme négative, à la manière d’un radeau qui divague dans le courant de l’océan. Donc, pour éviter de blesser des gens par un peu trop de nombrilisme, il faut relativiser et se dire que cette amie et cet homme avaient leur raison, que ce soit vrai ou non. 

Arrêtez de ruminer!

3. Les aprioris : vous devez penser comme ceci ou cela

Nous avons la fâcheuse habitude de penser que les gens et le monde doivent marcher d’une certaine manière, « qu’en été il doit faire beau, qu’un garçon doit aimer les voitures, qu’un professeur doit arriver à l’heure, qu’un restaurant doit être propre, etc.. ». 

Cette manie de penser qu’il y a une manière de faire est obsolète.

Pensez qu’en France manger avec les doigts est irrespectueux alors qu’en Inde c’est une formalité. Pensez que toute personne a une éducation et un vécu différent et que, par conséquent, certaines pratiques ou habitudes paraissent logiques pour certaines cultures et inconvenantes pour d’autres. Soyez respectueux de vos valeurs et de celles des autres!

4. Être pessimiste de nature

Personne ne naît optimiste par conséquent personne ne naît pessimiste. Nous le devenons. 

« J’ai toujours été comme ça », «je n’arrive pas à voir le bon côté des choses », « je suis né comme ça, je n’y peux rien » etc. Dans notre entourage, nous connaissons tous quelqu’un qui pense que tout est une fatalité, qu’il ne peut rien n’y changer et qu’il a tout essayé. 

Ce n’est pas vrai de dire qu’un tel est né avec un sale caractère au même titre qu’il n’est pas né pessimiste ou paresseux parce que ce qui fait votre personnalité ce sont votre éducation, vos expériences, vos relations, votre vécu… En ayant tous un passé différent nous ne pouvons pas tous penser pareil. 

Prenons l’exemple d’un jaloux : une personne jalouse va continuellement se déresponsabiliser, c’est-à-dire qu’elle va reprocher à l’autre d’être la cause de sa jalousie. Chaque sourire échangé, regard doux, conversation est source d’angoisse pour le jaloux qui nourrit son imaginaire de faits exagérés. D’où des pensées sombres : « il/elle ne veut plus de moi », « je ne suis pas assez bien pour lui/elle », « il me trompe », etc. 

Un jaloux dira toujours « je suis jaloux mais je n’y peux rien, je suis comme ça, je l’ai toujours été! ». Et cela fonctionne avec tout les traits de caractères qui rendent malheureux.

5. S’attendre au pire par peur d’être déçu

« Je préfère penser au pire pour ne pas être déçu. » Effectivement si nous nous attendons au pire, nous ne pouvons que nous réjouir et être surpris que tout se passe pour le mieux. Pourtant c’est illogique. 

Généralement nous ne prenons pas en compte le moment entre l’événement et le résultat. Je m’explique : vous venez de rencontrez un homme charmant, il vous plait, votre relation vient de commencer. Entre le moment de cette rencontre et le moment où vous vous mettez en couple, il se passe un laps de temps d’attente. Cette attente est le point majeur de la réussite.

Si pendant cette attente vous vous répétez « Ne te fais pas d’illusions, il ne va rien se passer », « Tu ne le mérites pas. », etc, alors automatiquement, vous n’aurez pas la volonté pour que tout se passe bien. Inconsciemment, vous agirez dans le sens contraire de ce que vous désirez. 

Penser négativement, c’est agir négativement.

Il faut être confiant afin qu’inconsciemment nos agissements soient conformes à ce que nous voulons. L’auto-motivation va guider nos actions afin d’atteindre notre désir premier. 

Dès qu’un objectif est visé, il faut se donner les moyens de l’atteindre et pour cela, l’esprit a un rôle majeur dans sa réussite : celui de motiver. Sa force de persuasion permet de dépasser nos limites et obtenir l’objet de nos convoitises. 

Notre esprit est si puissant qu’il peut inventer, créer, expérimenter et détruire des choses avec l’unique force de sa pensée. 

Votre vie dépend de votre manière de penser.


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